Sujet:Suite à un chagrin d'amour ou autre frustration, tu te rends dans une auberge, et bois plus que nécessaire. Tu discute avec l'aubergiste. Déjà les nerfs à vif, et les perceptions altérées par l'alcool, votre discution se tranforme en prise de tête, voire pire.Comment avait-on pu lui faire ça ? A lui ? Tanath n'en revenait toujours pas. Vraiment pas. C'était monstrueux, odieux, immonde... De rage, le jeune homme marchait à une allure bien plus rapide qu'à l'accoutumé, contrastant radicalement avec son calme habituel et la nonchalance qui le caratérisait. Il avait perdu toute maîtrise de lui-même. Il avait bien conscience qu'il devait se calmer, reprendre son souffle, se reposer, et réfléchir. Oui, se calmer. Facile à dire !
Tanath entra dans une auberge, un peu par hasard, un peu pour se défouler, et un peu parce qu'il ne savait pas quoi faire d'autre. L'ambiance un peu paillarde des soulards harcelant les serveuses le fit soupirer d'exaspération, mais il était venu pour consommer, pas pour changer la nature humaine. Un verre. Deux verres. Encore un, puis un autre, et peut-être un dernier pour la route ! Décidément, il buvait plus que de raison, mais impossible de chasser les soucis de sa tête. Ils revenait sans cesse le harceler, comme d'horribles parasites...
Tu devrais ptet t'arrêter là, petit... lui conseilla l'aubergiste quand Tanath lui recommanda un verre.
Le jeune homme sourcilla, un tantinet énervé, un rien irritable. Méfiez-vous de la goutte d'eau, elle pourrait faire déborder le vase... Têtu, Tanath confirma sa demande. L'aubergiste obtempera, sans oublier de préciser que ce n'était pas raisonnable et patati et patata...
Faites pas chier... soupire Tanath,
Je paie, c'est ça qui compte.Alors là, écoute-moi, mon p'tit bonhomme ! Tu paies, OK, mais ça c'est normal, par contre, j'ai quand même une responsabilité. Je tiens pas à ce qu'il arrive quelque chose à mes clients! Il en va de la réputation de mon établissement ! Parce que vous croyez vraiment qu'il a une bonne réputation ?! s'amusa Tanath.
Plouf ! Le vase a débordé. Enfin... Ca fait "plouf" un vase qui déborde ?
Vous y croyez ? Franchement, c'est beau, la naîveté, mais à votre âge, c'est fini. Les rêves, c'est pour les gosses ! Le coup partit tout seul. Sans prévenir, sans même sans rendre compte, l'aubergiste avait frappé Tanath. Au visage. Sonné, le jeune homme, restait tout de même conscient, et encore assez virulent.
Ta gueule ! lui hurla sauvagement le tenancier au visage, comme si le coup ne suffisait pas.
Ferme-la!Plus un bruit dans l'auberge, tout le monde faisait silence. C'était bien la première fois que le patron perdait contenance face à un client, lui d'habitude si posé, perdait la face. Les serveuses avait arrêté de servir, les soulards ouvraient les yeux, tous étaient fixés sur Tanath et sur l'aubergiste. Ce dernier prit le verre qu'il venait de lui servir et le vida dans l'évier. Voilà qui était fait.
Mon verre !!T'as assez bu pour ce soir, le petiot ! T'es complétement beurré, t'es bon pour une bonne nuit. Alors, dégage...Avec une rapidité étonnante et une grâce surnaturelle, Tanath agrippa l'homme par le col de sa chemise d'une blancheur crasse. Le fixant les yeux dans les yeux, exprimant toute sa fureur dans ses yeux, lui faisant comprendre que ce n'était pas le soir où il fallait jouer à ça avec lui, Tanath dévoilà un sourire carnassier, mauvais présage de la suite...
Ecoute, tes conseils, tu te les gardes, j'ai pas besoin d'un second père. T'es là pour servir, pas pour faire la morale, compris ? Je suis déjà pas dans un bon jour, alors faut pas me chercher...La situation s'envenimait, l'atmosphère était devenue tendue, le souffle rauque du patron, audible dans toute l'auberge, semblait être le seul bruit. Le seul son. Puis ce furent les cris. Tanath venait de rendre son coup. Plus les intérêts... Pour une petite broutille, leur altercation devint une bagarre générale qui mobilisa tout le monde. Les coups pleuvaient autant que les insultes, les serveuses se réfugièrent dans la cuisine, tandis que le chaos régnait dans l'auberge. Tanath lâcha le pauvre tenancier et sortit de l'auberge, soupirant. Maintenant qu'il venait de bousiller la soirée d'un pauvre homme, il se sentait bien mieux !